Jambes lourdes et varices :

Que faire après le confinement ?

Le docteur Guillaume Stalnikiewicz, médecin vasculaire a ouvert son cabinet en 2006 à Wambrechies (Hauts de France). Il est le premier praticien français à utiliser la technologie innovante de l’échothérapie, non invasive, pour traiter les varices. Ses recommandations après le confinement et ses explications.

Quels conseils donnez-vous aux personnes qui souffrent de jambes lourdes, en cette période de déconfinement ? 

Nous avons reçu de nombreux appels au cabinet pendant le confinement. Ces patients souffraient de jambes gonflées et rouges. Certes, les symptômes sont habituels en période de canicule, pendant laquelle le confinement est temporaire pour échapper à la chaleur. Mais cette fois-ci, le lien médical s’est rompu pendant huit semaines. En effet, rester sans bouger favorise l’insuffisance veineuse, une maladie qui concerne un Français sur trois. Avec le déconfinement, ces personnes se sont heureusement remises à marcher, un moteur essentiel du retour veineux. 

Déposer le pied au sol et contracter le mollet va, en effet, propulser le sang vers le haut de la jambe. La redescente sera ensuite freinée par le système de valvules dans les veines. Toutefois, ces valvules peuvent s’abîmer ou une souffrance s’exprimer sur la paroi, déformant la veine. Le sang ne sera alors plus freiné par les valvules, avec comme conséquence un symptôme des jambes lourdes. L’insuffisance veineuse, qui a une composante héréditaire, deviendra ensuite chronique, évoluant par poussées. Elle provoquera parfois l’apparition de varices, voire d’un ulcère veineux. Favoriser la prévention s’avère donc crucial pour l’éviter ou ralentir son évolution. Mes conseils : marcher régulièrement tous les jours, élever légèrement les jambes pour travailler ou regarder la télé ou encore dormir, éviter les vêtements qui serrent les chevilles et les mollets, porter des bas et chaussettes de contention et encore, boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour. 

Quels sont les meilleurs traitements des varices, lorsque celles-ci surviennent ? 

Les varices sont des veines malades, dont les valvules sont endommagées. Nous, médecins, ne pouvons pas les réparer. Heureusement, nous savons très bien les détruire au moyen de différents outils : la sclérothérapie qui consiste à injecter du produit dans la veine ou la phlébectomie qui intervient par micro-incisions sur des veines superficielles et dilatées. Ces dernières années, les techniques thermiques ont permis d’augmenter le confort post-opératoire et de diminuer le risque de récidive. Ces deux technologies s’attachent à chauffer le collagène contenu dans la paroi veineuse pour la coller et provoquer sa disparition. Tout d’abord, le laser ou radiofréquence nécessite une opération dans un bloc opératoire pour introduire un dispositif de chauffage dans la veine. Ensuite, l’échothérapie utilise des ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) qui chauffent la veine cible à des températures qui provoquent la fermeture permanente d’une veine incompétente par fibrose. Ce traitement veineux ne nécessite aucune incision ni aucune canulation de la veine. Cette technologie innovante française était jusqu’à présent fréquemment utilisée au Royaume-Uni et en Allemagne. Et je suis vraiment très fier d’être le premier praticien à recourir à l’échothérapie dans l’Hexagone.  

Où se faire traiter ses varices par échothérapie ? combien cela coûte ? 

Le patient devra consulter pour établir son bilan échographique, avec une cartographie personnalisée, auprès des Dr Jean Charles et Michael Benzimra à Paris ou avec moi, à Wambrechies. L’intervention s’effectuera en ambulatoire au cabinet médical, sans incision ni cicatrice et sans retentissement sur la vie quotidienne. Les indications classiques de varices peuvent être traitées par échothérapie mais aussi celles qui sont tortueuses, difficiles d’accès et notamment des veines de récidive. 

Ce traitement n’est pas pris en charge par la Sécurité Sociale. Le coût d’une intervention avec cette technologie de pointe, démarre aux environs de 1000 euros mais une seule séance suffit. Les patients ressortent en marchant de mon cabinet. 

Avec le déconfinement, reprendre l’activité physique et soigner ses jambes lourdes est redevenu d’actualité. Parmi les technologies de pointe, l’échothérapie est un traitement des varices non invasif. 

 


Articles récents