Psoriasis: la révolution en marche des biothérapies

L'arrivée des biothérapies dans le traitement du psoriasis a redonné espoir à de nombreux patients atteints de cette maladie. Quoique bénigne, celle-ci peut toutefois se révéler très invalidante au quotidien.

Ce thème a fait l'objet d'une conférence de presse organisée la semaine dernière à Paris par un laboratoire pharmaceutique, à l'occasion de la présentation d'une nouvelle génération de thérapie ciblée.

Le psoriasis touche 3% de la population française, soit environ un million de personnes. Il se manifeste généralement par l'apparition de plaques érythématosquameuses, autrement dit des plaques rouges couvertes de pellicules blanches. Non contagieux, il est dû à un dérèglement du système immunitaire qui provoque un renouvellement accéléré de la peau (trois à quatre jours contre 21 à 25 jours pour une peau normale).

Introduites sur le marché en 2004, ces biothérapies consistent en des anticorps dirigés contre des éléments impliqués dans la suractivation du système immunitaire de la personne atteinte.

Elles sont actuellement indiquées chez les patients souffrant d'un psoriasis modéré à sévère pour lesquels les traitements "conventionnels" ont échoué. Elles permettent une amélioration significative de la sévérité du psoriasis chez environ trois quarts des patients.

Leur administration est contraignante, avec en général deux injections sous-cutanées par semaine, mais les dernières molécules arrivées sur le marché prolongent l'intervalle et permettent de réduire le nombre d'injections à 4 par an.

Environ 2.000 patients sont actuellement traités par biothérapies en France.

 

APM SANTE, avril 2010.


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