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L’autoconservation des ovocytes bientôt favorisée pour prévenir l’infertilité ?

L’autoconservation des ovocytes bientôt favorisée pour prévenir l’infertilité ?

L’académie de médecine envisage sérieusement de simplifier, pour les femmes, le recours à la conservation de leurs propres ovocytes. En effet, même si la femme n’a aucune pathologie grave, elle pourrait avoir droit de faire une démarche d’autoconservation : le but serait, pour elle, de concevoir un enfant au bon moment, sur le plan personnel comme sur le plan professionnel.

Autoconservation des ovocytes : le point sur un processus révolutionnaire

L’autoconservation des ovocytes apparaît comme une pratique susceptible de bouleverser totalement la vie des femmes. Elles deviendraient les seules décisionnaires du moment idéal pour devenir mère, en dehors de tout obstacle lié à la baisse de fertilité de la ménopause.

En quoi consiste ce processus ?

Concrètement, une femme souhaitant conserver ses ovocytes doit entreprendre cette démarche au plus tôt, idéalement quand elle est encore très fertile. Le prélèvement des ovocytes est suivi d’une étape consistant à les vitrifier. Au cours de cette étape, une congélation ultrarapide est réalisée, afin d’empêcher la formation de cristaux et d’obtenir une protection optimale. Par la suite, autour de la quarantaine ou même de la cinquantaine, la personne dispose du droit de décongeler les ovocytes, dans l’optique de mettre en place une fécondation in vitro pour une réimplantation dans l’utérus.

Une pratique parfois très contraignante

En France, cette méthode permettant de retarder la maternité est proposée aux femmes subissant un traitement médical lourd, dont l’une des conséquences est la stérilité. À titre d’exemple, une jeune personne suivant une chimiothérapie peut conserver ses ovocytes, afin d’envisager la maternité une fois guérie de sa maladie — même si le traitement l’a rendue infertile. Le prélèvement des ovocytes est également autorisé pour les femmes qui réalisent un don destiné aux couples ne parvenant pas à faire un enfant naturellement. Si des pays comme les États-Unis ou la Belgique autorisent l’autoconservation d’ovocytes pour des raisons personnelles, la procédure française reste très encadrée. En effet, chaque femme optant pour cette solution doit céder au moins cinq ovocytes, dans l’objectif de réduire les problèmes de pénuries liés à l’insuffisance des dons.

La France prête à franchir le cap de l’autoconservation d’ovocytes ?

Si la loi française freine clairement l’autoconservation d’ovocytes pour des fins personnelles, une nouvelle législation pourrait prochainement changer la donne. L’académie de médecine se penche déjà sur la question afin d’envisager une modernisation des règles en vigueur.

Les limites du dispositif pointées du doigt

L’académie de Médecine pointe clairement du doigt la complexité du dispositif français d’autoconservation des ovocytes. En effet, l’obligation d’en donner au moins cinq implique, parfois, de réduire à néant ses chances de garder des ovocytes pour soi-même. Selon le rapport de l’académie, il faut un minimum de 15 à 20 ovocytes vitrifiés pour espérer une grossesse plusieurs années après le prélèvement. Et puisque la réglementation oblige à effectuer des dons, les professionnels de la santé doivent retirer de plus en plus d’ovocytes — 30 à 40 en moyenne. Cette contrainte implique de stimuler deux à trois fois les mécanismes hormonaux de la femme, ce qui n’est pas anodin pour sa santé.

Des propositions pour simplifier l’autoconservation des ovocytes

Afin de permettre à toutes les femmes qui le souhaitent d’anticiper la baisse de fertilité liée à l’âge et de devenir mère quand elles le désirent, l’académie de médecine préconise une loi donnant à toutes les femmes le droit de réaliser cette autoconservation librement, avec des « chances concrètes de succès ». Le tout sans devoir partir le faire à l’étranger — et sans objectif de faire nécessairement un don. Certains détracteurs affirment que l’autoconservation pour des raisons non-médicales est à éviter, parce qu’elle retarde l’âge de la maternité. Toutefois, il est important de savoir que les grossesses tardives sont parfois plus profitables lorsque le cadre, dans la famille, s’y prête mieux. De plus, ce processus réduit significativement le risque d’anomalie chromosomique ovulaire, ce qui limite les fausses couches.

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