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Endométriose : un risque diminué grâce aux OMEGA-3

Les acides gras trans (considérés comme de mauvaises graisses existant dans certains produits alimentaires, comme la margarine, les viennoiseries, gâteaux, et pizzas industrielles...) augmenteraient le risque d'endométriose, tandis que les oméga-3 (présents dans les poissons gras, tels que le saumon par exemple) le diminueraient, selon une étude américaine publiée dans la revue spécialisée Human Reproduction.

L'endométriose est une affection gynécologique caractérisée par la présence de fragments de muqueuse utérine (paroi qui tapisse l'intérieur de l'utérus) en dehors de leur localisation normale. Cette pathologie, plus fréquente chez la femme entre 25 et 40 ans, représente une cause importante de stérilité et de douleurs (pendant les règles et au cours des rapports sexuels).

La consommation d'huile de poisson a déjà été corrélée à une amélioration des symptômes dans la dysménorrhée (règles douloureuses) et à une diminution du risque d'endométriose chez l'animal, rappellent des chercheurs américains.

Ces derniers ont évalué l'association entre consommation d'acides gras et endométriose en utilisant des questionnaires de fréquence de consommation d'aliments spécifiques, entre 1991 et 1999, auprès d'un grand nombre de femmes. Au total, 1.199 cas d'endométriose ont été diagnostiqués.

Si la consommation totale de graisses n'a pas été associée au risque d'endométriose, en revanche, une consommation élevée d'acides gras oméga-3 à longue chaîne a été corrélée à un risque réduit de 22% d'endométriose par rapport à une faible consommation.

A l'inverse, une consommation élevée d'acides gras trans, produits artificiellement pour transformer les huiles végétales liquides en graisse solide, a été responsable d'une augmentation du risque d'endométriose de 48% par rapport à une faible consommation.


Human Reproduction, publication en ligne accélérée du 24 mars.


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