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Incontinence urinaire d'effort: la rééducation périnéale plus efficace que le pessaire

Incontinence urinaire d'effort: la rééducation périnéale plus efficace que le pessaire

Dans l'incontinence urinaire d'effort, la thérapie comportementale consiste en une rééducation du périnée et des instructions données à la patiente sur l'utilisation des muscles pelviens pour prévenir les fuites urinaires.

Le pessaire de continence, qui représente une alternative à la rééducation, est un anneau flexible en plastique ou silicone, constitué d'un bout conique pour une introduction facile dans le vagin et d’une autre partie en forme de cloche de plus grand diamètre. Ce dispositif permet de soutenir l'urètre et donc d'interrompre les pertes d'urines chez la femme, celle-ci ne ressentant pas sa présence durant les activités quotidiennes.

 

Des chercheurs américains ont comparé ces deux traitements non chirurgicaux, ainsi que leur association, chez 446 patientes présentant une incontinence d'effort :

A 30 mois : 40% des patientes du groupe pessaire et 49% de celles du groupe thérapie comportementale se sont senties "beaucoup améliorées" voire "très améliorées", la différence n'étant cependant pas significative. Toutefois, dans le groupe thérapie comportementale, davantage de patientes ont déclaré ne pas souffrir de symptômes gênants d'incontinence (49% contre 33% dans le groupe pessaire) et être satisfaites de leur traitement (75% contre 63%).

En outre, si la combinaison des deux traitements s'avérait significativement supérieure au pessaire seul, elle ne l'était pas comparativement à la thérapie comportementale seule.

A 12 mois : la différence entre les groupes s'effaçait: la satisfaction des patientes était de 79% avec la thérapie comportementale, de 75% avec le pessaire et de 81% avec les deux stratégies combinées.

Même si ces deux traitements représentent une alternative thérapeutique chez les femmes souhaitant ne pas se faire opérer ou différer l'intervention, les auteurs de cette étude rappellent qu'ils se révèlent toujours moins efficaces que la chirurgie.

 

APM SANTE, mars 2010, Obstetrics & Gynecology, vol.115 n°3, p. 609-617


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