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Octobre Rose 2011 : les Mardis Roses de l'Institut Curie

Octobre Rose 2011 : les Mardis Roses de l'Institut Curie

Avec 53 000 nouveaux cas estimés en 2011 [1], le cancer du sein est « le » cancer le plus attitré chez les françaises. Heureusement, les traitements, les soins, s’améliorent, et lors d’un dépistage au stade précoce « la survie relative à 5 ans est supérieure à 90% » [2]. Dans cette effervescence de l’organisation d’une lutte contre le cancer, l’Octobre Rose 2011 a sonné son lancement. Parmi les acteurs incontournables, l’Institut Curie, meneur dans la prise en charge des cancers du sein en France, organise les Mardis d’Octobre Rose, du 4 au 26 octobre.

Avec environ 6500 cas de cancer du sein pris en charge, l’Institut Curie dispose des atouts essentiels pour combattre un danger de santé publique majeur. Et dans le cadre de la campagne de sensibilisation et de rassemblement national d’Octobre Rose, l’Institut Curie souhaite aller encore plus loin, avec des conférences, des débats, des tables-rondes.

Les Mardis d'Octobre Rose débuteront avec une première conférence le Mardi 4 octobre à 18h afin de permettre à tous les publics de venir découvrir les nouveautés en matière de prise en charge des cancers du sein. Ces Mardis d’Octobre Rose seront aussi l’occasion de rencontrer des spécialistes des cancers du sein, de faire un état des lieux de la recherche sur les traitements des cancers du sein (radiothérapie plus ciblée, chirurgie moins invasive, thérapies ciblées,…). Cet événement est aussi l’occasion de dresser un bilan sur les pistes encourageantes et les dernières avancées de la prise en charge des cancers du sein.

Recherches de pointe, essais cliniques, soins innovants, prise en charge individualisée, accompagnement à toutes les étapes, surveillance, aide au retour à la vie quotidienne et professionnelle, ces rencontres sont l’occasion de faire un tour à 360° sur tous les aspects.

L’Institut Curie mettra notamment un coup de projecteur sur les approches complémentaires qui sont particulièrement adaptées aux besoins des femmes, et rendre les soins de supports plus présents, avec les « groupes de parole thématiques (sexualité, nutrition…), sophrologie, relaxation, hypnothérapie, art-thérapie, qi gong, yoga, ateliers de conseils et prévention (kinésithérapie, chevelure, lingerie…), soins esthétiques, conférences-débats (maladie, traitements, conseils…), consultations dédiées aux couples et aux familles. ». Toute l'information sur le site : http://www.cancersdusein.curie.fr

A propos du dépistage du cancer du sein

« Généralisé depuis 2004 en France, le programme national de dépistage organisé du cancer du sein permet aux femmes de 50-74 ans de bénéficier tous les deux ans d’un dépistage de qualité, comportant une double lecture des mammographies, pris en charge à 100% par l’Assurance maladie et répondant à des critères techniques exigeants.

En 2010, plus de 2 360 000 femmes ont eu recours au dépistage organisé du cancer du sein, ce qui représente 52% de la population cible.

Le taux de participation a progressé de façon importante jusqu’en 2008. Depuis, il semble avoir atteint un palier aux alentours de 52% (52,3% en 2009).

Le taux enregistré en 2010 est, pour la première fois, en très légère diminution en France. Même si une faible proportion des femmes de 50 à 74 ans se fait dépister en dehors du programme à titre individuel, on estime au global qu’une femme sur trois ne se fait pas dépister, ou pas assez régulièrement.

Les freins au dépistage sont nombreux, à commencer par la peur du dépistage et du cancer en lui-même. ».

No Mammo ? : une mammographie n’équivaut pas à une vie sauvée

Le mois d’octobre voit donc la vie en rose depuis déja plusieurs années. Objectif : partir en croisade contre les cancers du sein grâce au dépisatge organisé, à la mammographie.

Cependant, il y a des pours et des contres. C'est ce qu'offre de débattre Rachel Campergue au travers de son ouvrage « No Mammo ? , Enquête sur le dépistage du cancer du sein ».

Elle ouvre des pistes de réflexion "Pourquoi une telle volonté des responsables de santé publique, des médecins, des associations ou des laboratoires ? Les femmes sont-elles réellement bien informées des risques qu’elles encourent en se soumettant à un tel dépistage ? Et les bénéfices qu’on leur fait miroiter existent-ils vraiment ? Révoltée par l’obstination des gynécologues à lui imposer la mammographie, Rachel Campergue a mené sa propre enquête.

Ce qu’elle découvre est effarant. Infantilisant les femmes, les pouvoirs publics promeuvent la confusion entre prévention et dépistage. Les médecins ne disposent pas des connaissances adéquates garantissant que les consentements qu’ils arrachent à leurs patientes sont effectivement «informés».

Quant aux associations, elles sont les agents d’un business juteux qui profite avant tout aux fabricants de biens de santé. La conclusion de ce travail foisonnant, précis et non dénué d’humour, est sans appel : une mammographie n’équivaut pas à une vie sauvée, et, si vous choisissez d’en passer une tous les deux ans, faites-le en toute connaissance de cause.

Rachel Campergue a exercé durant 14 ans comme kinésithérapeute avant de consacrer 10 ans de sa vie à filmer les requins sur l’atoll de Rangiroa."

Enfin si Octobre 2011 débute tel un été Indien avec des records de chaleur en France, souhaitons qu'il soit aussi un record de mobilisation autour d'Octobre Rose et du soutien à apporter aux personnes atteintes.

[1] HCL, InVS, INCa, Francim, Inserm, Projections de l’incidence et de la mortalité par cancer en France en 2011. Rapport technique. Juillet 2011

[2] Survie attendue des patients atteints de cancer en France : état des lieux. INCa, collection rapports et synthèses, avril 2010.

Sources & Références


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