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Qui sont les aidants familiaux ?

Environ 60% des aidants familiaux sont des femmes, selon une étude réalisée par BVA et la Fondation Novartis et publiée cette semaine dans le cadre de la première journée nationale des aidants, qui s'est déroulée mercredi.

Selon ce sondage qui a permis d'interroger 1.023 personnes, la France compte près de 3,5 millions d'aidants de personnes malades, âgées ou dépendantes. Leur profil est "sensiblement plus féminin (60%) et âgé": 42% ont entre 55 et 75 ans. En revanche, lorsque les patients ont plus de 75 ans, les aidants sont majoritairement des hommes (55%).

Plus d'un tiers (39%) des aidants s'occupent de leur père ou de leur mère, 10% de leur beau-père ou de leur belle-mère. Un tiers des aidants de plus de 75 ans s'occupent de leur compagnon/conjoint(e). Environ 17% à 18% des aidants font partie du cercle amical ou de voisinage de la personne accompagnée, c'est-à-dire qu'ils n'ont aucun lien de parenté.

La motivation première de l'aide est principalement fondée sur les liens affectifs (75%), la conformité avec les valeurs de la vie (55%) et le sentiment de devoir le faire (48%).

Pour la majorité des aidants, leur mission apparaît difficilement "délégable": 54% d'entre eux préfèrent s'occuper eux-mêmes de la coordination et de l'organisation des soins ainsi que de la vie du proche aidé. Alors que 73% disposent de solutions de recours, ils sont "seulement 37% à se déclarer prêts à y faire appel".

En moyenne, les aidants apportent quatre grands types d'aides : le soutien moral (96%), la surveillance (88%), l'aide pour les activités domestiques (68%) et l'aide pour la gestion financière et administrative (60%).

Les aidants sont 89% à vivre avec la personne aidée et sont 90% à avoir le sentiment d'arriver à faire face à leur situation. Les répercussions les plus significatives sont le fait de devoir gérer le temps différemment (59%) et le souci permanent de l'autre (33%). Ils sont 71% à s'estimer encore insuffisamment aidés et considérés par les pouvoirs publics.

Pour 70% d'entre eux, les professionnels de santé les considèrent comme de "véritables partenaires de soins". Ils sont 55% à être intéressés par une formation. Parmi eux, 75% souhaiteraient plutôt des formations courtes et régulières plutôt que longues et à fréquence plus espacée. Près de 10% des aidants ont déjà participé à une formation dédiée.

Les aidants sont 90% à déclarer réussir à concilier vie familiale et vie professionnelle et 72% à en avoir parlé au sein de leur milieu professionnel (68% aux collègues, 38% aux supérieurs hiérarchiques directs et 14% au médecin du travail). Interrogés sur les difficultés rencontrées, les aidants évoquent en priorité le manque de temps (39%), le stress engendré (22%) et la fatigue (19%).

Si 74% des aidants déclarent ne pas avoir dû s'absenter du fait de leur situation durant les 12 derniers mois, pour les 26% restants, le nombre moyen de jours de congés s'établit à 16 jours. Près de 30% ignorent les congés auxquels ils pourraient prétendre, comme par exemple, le congé de soutien familial.

Environ 64% souhaiteraient un aménagement de leur temps ou de leur lieu de travail. Ils sont 44% à avoir eu recours à au moins une forme d'aménagement au cours de leur vie professionnelle : principalement la flexibilité des horaires (30%) et le temps partiel (12%), loin devant le télétravail (5%).

 

© APM-Santé - PARIS, le 7 octobre 2010


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