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Bouger après un cancer du sein...

La Mutualité française et l'Association francophone de l'après-cancer du sein (Afacs) ont lancé la première enquête nationale sur la pratique de l'activité physique après un cancer du sein, en partenariat avec l'hôpital de Clermont-Ferrand et l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (Insep).

Ouverte jusqu'en mars 2011, l'enquête "Bougez contre le cancer du sein" veut réaliser un état des lieux de la pratique sportive des femmes après un cancer du sein et en identifier les craintes et les freins. "Cela va permettre d'informer les gens sur les bienfaits de l'activité physique et de la nutrition sur la santé", a exprimé la sportive et marraine de l'opération Christine Arron, lors du lancement le 14 septembre à Paris.

L'étude entend également sensibiliser les professionnels de santé pour qu'ils parlent des bénéfices de l'activité physique à leurs patientes. "La prévention, en particulier par l'activité physique, est un absent majeur dans le système de santé français", regrette le président de la Mutualité française Jean-Pierre Davant.

Pourtant, "l'exercice physique, en plus de ses effets directs, est probablement l'arme la plus efficace pour lutter contre la fatigue chronique, l'anxiété et la prise de poids [après un cancer du sein]", indique le Dr Christian Jamin, président de l'Afacs

En complément des thérapeutiques conventionnelles, il est associé à une diminution significative de la mortalité et du risque de récidive (par exemple, jusqu'à 20% à 50% chez les femmes qui marchent d'un bon pas de 3 heures à 5 heures par semaine).

"Cela coupe l'herbe à deux faux messages" très répandus, se réjouit le Dr Anne Lesur, vice-présidente de l'Afacs. Elle cite le préjugé qu'une patiente ne doit, par définition, pas se fatiguer. "Il faut garder une vie quotidienne un peu active", conseille-t-elle.

L'autre tendance consiste à associer de façon inconsciente la perte de poids à une mauvaise santé, voire à une rechute du cancer. "Lorsqu'on dit aux patientes que si elles maigrissent, elles mettent des chances de leur côté, il y a une petite lumière qui se crée", raconte le Dr Lesur.

Attention toutefois à ne pas les culpabiliser, prévient-elle. "On leur donne des guides, des idées".

D'ailleurs, l'activité physique ne se résume pas au sport. "Cela va des tâches de la vie quotidienne, comme le ménage, la marche pour se rendre à son travail ou les escaliers que l'on monte, à l'autre extrême qui est le sport de haut niveau", précise le Dr Jamin.

L'enquête est disponible sur le site www.bougezcontrelecancerdusein.fr et par téléphone au 3935 (au prix d'un appel local depuis un poste fixe).

 

© APM-Santé - PARIS, le 16 septembre 2010


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