CENTRE HOSPITALIER - CONFOLENS

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Score ICALIN: N.C.

rue Marcel Perrot - 16500 Confolens


Équipements:

  • Scanner

Activités autorisées:

  • Urgences Générales

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Les spécialités médicales de cet établissement :

    . Urgences

    . Divers

    . Cancérologie

    . Pneumologie

    . Gastro-entérologie

    . Psychiatrie

    . Médecine d'urgence

    . Cardiologie interventionnelle

    . Neurologie

    . Cardiologie

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  • Je m’appelais Gilberte, j’avais 78 ans. J’étais maman de 9 enfants et mes nombreux petits-enfants m’appelaient « mamie Gigi ». Malgré mon Alzheimer, ma vie était plutôt tranquille, bien installée dans ma famille d’accueil et entourée de mes filles. Et puis, un jour, tout a basculé….ce mardi 6 mars 2012 où j’ai été hospitalisée dans ce petit hôpital de la ville où je vivais depuis plus de 20 ans, pour une bronchite qui avait du mal à guérir. Au début, tout s’est bien passé, on m’a bien soigné… Mais ma bronchite guérissant, on m’a laissé déambuler seule dans les couloirs malgré les réticences et les craintes de mes proches à cause de mon Alzheimer…moi j’étais active, j’avais besoin de bouger sans me rendre compte des dangers que cela représentait…et cette maudite nuit du jeudi 8 mars, le pire est arrivé ; la barrière demandée par mon entourage pour me protéger de mes réveils nocturnes trop agités a été oubliée, et je suis tombée…je réalisais alors que j’allai vivre les pires moments de souffrance de toute ma vie : je venais de me fracturer le col du fémur…à cause d’un oubli…j’étais dans un endroit où l’ on soigne, protège et soulage les douleurs et on venait de me faire le contraire… J’ai été transférée dans un autre hôpital pour y subir une opération ; mais ma bronchite n’était pas totalement guérie, l’opération s’est révélée impossible dans l’immédiat. Je suis restée là, pendant des jours, avec mon os cassé, dans de terribles souffrances malgré tous les efforts et le réconfort qu’on m’apportait pour soulager ma douleur. Un terrible engrenage a alors commencé pour moi, ma souffrance m’empêchait de m’alimenter correctement et je perdais petit à petit les forces qu’il me fallait pour me remettre d’un tel désastre ! Et puis un jour, enfin, l’opération est arrivée ; j’avais 1 chance sur 10 d’y survivre…mais l’amour de mes enfants et petits-enfants m’a donné la force de rendre l’impensable possible : j’ai survécu à cette opération. Malheureusement, j’étais déjà très affaiblie, trop…et puis moi je voulais me lever, marcher, c’était insupportable de rester inactive, moi qui étais tout le contraire…alors mon moral aussi m’a abandonné…ces 3 mois qui ont suivis ont été longs, longs de souffrance physiques, j’ai perdu des 10aines de kilos, j’étais squelettique, et j’avais toutes les douleurs liées à mon immobilisme ; et longs de souffrances morales, je voulais me lever et marcher, et puis surtout, je voyais mes filles pleurer, moi qui avais toujours été là pour les protéger, les réconforter, je ne pouvais rien faire pour les rassurer… Mes terribles souffrances ont cessé ce 27 mai 2012 lorsque j’ai rendu mon dernier souffle. Je sais que j’ai laissé un immense vide derrière moi, auprès de mes enfants et de mes petits-enfants que je ne verrai jamais grandir et qui ont perdu leur mamie Gigi. Je pense surtout à Tom, Lilou, Manon, Valentin, Alicia et Timothé, mes tout petits qui ne se souviendront sans doute pas de moi...à Mélanie que j'aurais voulu voir se marier... Je sais également que la colère a envahi leur cœur devant le refus de l’hôpital de présenter la moindre excuse pour ce qui m’est arrivé ; cet accident, cette négligence entrainant ma chute, ma perte, et toutes ces terribles souffrances, semblent normal ; je n'étais pas qu'une vieille femme atteinte d'Alzheimer, j'étais une vie précieuse, la vie d’une maman, d’une mamie, et rien d’anormal ne s’est produit selon eux… L'erreur est humaine, l'indifférence est monstrueuse.

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